Vieillesse

prière dans la vieillesse

J’AI CONFIANCE DANS LA VIE
(Anna Duprez Dalle)

 
Seigneur, merci pour tous ceux que j’aime.
Merci pour toutes les joies et toutes les rencontres.
Seigneur, pardon aussi. Quand j’ai mes soucis, quand je suis fatiguée
Ou quand il fait sombre en moi, quand je doute, quand je suis inquiète.
Quand je n’aime pas assez, quand j’aime trop ou quand j’aime mal.
Quand je juge un peu hâtivement, quand j’ai de la peine à oublier le passé….
 
Seigneur, joie aussi pour le partage. Joie pour la beauté de ta création,
Pour l’espérance. Joie pour ceux qui s’aiment.
 
Moi qui suis à la fin de ma vie, j’éprouve le besoin d’aimer plus
Et j’ai confiance que Dieu ne m’a pas créée pour moi toute seule.
Je dis : n’ayez pas peur, mais j’ai peur moi-même.
Ma foi est remplie de doute, mais j’ai confiance quand même.
Seigneur, donne-moi confiance dans la vie, dans la Vie plus forte que la Mort.
 

JE  M’ABANDONNE  A  TOI

(Jean Delumeau)
 
J’aimerais être assez conscient pour redire la parole du sauveur :
« Père, entre tes mains je remets ma vie. »
Elle a eu ses peines et ses joies, ses échecs et ses succès,
Ses ombres et ses lumières, ses fautes, ses erreurs et ses insuffisances,
Et aussi ses enthousiasmes, ses élans et ses espérances.
 
J’ai terminé ma course. Que je m’endorme dans ta Paix et ton pardon !
Sois mon refuge et ma lumière. Je m’abandonne à toi.
Je vais entrer dans la terre.
Mais que mon ultime pensée soit celle de la confiance.
Puissé-je alors me rappeler le verset cité par Saint Paul :
« Eveille-toi, ô toi qui dors, lève-toi d’entre les morts,
Et sur toi luira le Christ ! »
 
Sûr de ta Parole, Seigneur, je crois que je revivrai avec tous les miens
Et avec la multitude de ceux pour qui tu as donné ta vie.
Alors la terre sera rénovée, réhabilitée, il n’y aura plus ni mort, ni peur, ni larme.
 
 A  L’HEURE  DE  LA  MORT
(Père Carré)
  
Seigneur, depuis que j’ai vu mourir, je sais que la mort reste une vraie lutte.
Soit parce que la maladie déchire, soit parce que les forces que l’on a encore
Retardent l’heure de capituler.
Pourtant, s’il te plait, Seigneur, à la pensée, à l’approche de la mort,
Ne me retire pas le don de la Joie.
Que la fragilité de mon corps et sa lente usure
Ne fassent jamais pâlir mon sourire, n’altèrent jamais ma vaillance intérieure.
Parce que je suis le réceptacle de ta Vie,
Je voudrais que cette vie rayonne autour de moi,
Jusqu’en la minute inimaginable où je m’endormirai sur ton épaule.
 
ACTION DE GRACE D’UNE VIEILLE DAME
(Anonyme)
 
 Seigneur, chaque jour, je te dis merci :
Parce que tu m’as prise par la main dès mon enfance
Et que tu as permis que je ne la lâche pas trop souvent
Au cours de ma longue vie.
Il y eut des jours de bonheur et des jours d’inquiétude,
Des naissances, des maladies, des accidents.
Maintenant, je vis seule.
Mais tu es là, toi, le bien-aimé de ma vie
Et tu ne me quittes jamais.
Discrètement, tu t’effaces
Quand je vais en famille, chez des amis, au spectacle.
Je sais rire, bavarder, tu le sais bien !
Mais au fond de mon cœur,
Je sens toujours ta présence
Et je te retrouve avec bonheur
Dès que je repasse mon seuil.
  
LES RACINES DU VRAI BONHEUR
(F.C.P.M.H)
Seigneur, je te rends grâce !
J’aimerai pouvoir marcher et courir, mais mes jambes ne répondent plus !
J’aimerai coudre, broder, cuisiner, mais mes mains et mes doigts sont déformés.
J’aimerai lire, admirer la nature et tout ce qui m’entoure,
Mais mes yeux sont obscurcis !
Mais je te rends grâces, Seigneur !
Parce qu’au fil des jours, tu me fais découvrir les racines du vrai bonheur !
Tu me fais connaître la valeur d’une vie au ralenti, tu me donnes le temps de te rencontrer, le temps de nous rencontrer les uns les autres !
Tu me montres qu’il existe une force du cœur plus grande que celle des muscles, Une agilité de l’esprit plus grande que celle des jambes,
Et une puissance d’aimer plus forte que tout résultat sportif.
 
Seigneur, tu n’aimes pas la maladie, mais tu aimes tellement les malades !
Je sais par Jésus qui est amour, que nos souffrances offertes
Sauvent le monde de l’égoïsme et du mal.
 
SEIGNEUR, OU ETAIS-TU ?
(Anonyme)
Comme je marchais sur la plage au soir de ma vie,
Je me suis retournée et j’ai vu sur le sable l’empreinte de mes pas.
Chaque pas était un jour de ma vie et ils étaient tous là,
Aussi loin que pouvait remonter mon regard,
Je les ai tous comptés et reconnus…
Du plus loin que j’ai vu, à côté de mes traces, s’imprégnait une trace jumelle.
C’étaient les pas de Dieu qui marchait côte à côte,
Comme il l’avait promis tout au long de ma vie.
 
Et comme je regardais ce long ruban de nos traces parallèles,
Il me sembla voir qu’à certains endroits il se rétrécissait
Et que seule une empreinte se lisait sur le sable.
C’était l’empreinte des jours les plus noirs, jours de larmes et de deuil
Lorsqu’on se sent souvent très seul et abandonné.
Seigneur, où étais-tu lorsque j’ai tant pleuré ?
Pourquoi ne marchais-tu pas à mes côtés ?
Et le Seigneur m’a répondu : « mon enfant bien-aimé, l’unique trace
Que tu vois est la mienne, car, à ces moments là,
Moi je te portais dans mes bras. »
  
 
MON ESPERANCE ET MA PAIX
(Pasteur Charles Wagner)
 
 Oh mon Dieu et mon Père,
Quand je dormirai du sommeil qu’on nomme la mort,
C’est dans ton sein que j’aurai ma couchette.
Tes bras me tiendront
Comme les bras des mamans tiennent les enfants endormis,
Et mon Dieu, mon Père, tu veilleras.
 
Tu veilleras sur ceux que j’aime et que j’aurai laissés,
Sur ceux qui me chercheront et ne me trouveront plus,
Tu veilleras sur les champs que j’ai labourés sur cette terre.
Tu feras neiger des flocons tout blancs
Sur les empreintes de mes pas lorsqu’ils se sont égarés.
 
Tu mettras ta paix sur les jours que j’aurais passés dans l’angoisse.
Tu purifieras ce qui était impur.
Et de ce que j’aurai été moi, pauvre homme étranger et voyageur sur cette terre,
Tu feras ce que tu voudras.
Ta volonté est mon espérance, mon lendemain, mon au-delà,
Mon repos et ma sécurité.
Les soleils n’en sont qu’un pâle reflet
Et les plus hautes pensées des hommes
N’en sont qu’une lointaine image.
Oui, en toi, mon Dieu et mon Père, je me confie ?
A toi je remets tout.
 
ODE A LA VIEILLESSE
(Joseph Folliet)
 
Fais de moi, Seigneur, un vieillard souriant,
Qui, ne pouvant plus donner grand-chose à ses frères,
Leur donne du moins un peu de joie.
Seigneur, toi qui as planté dans ma poitrine
Un cœur de chair pour aimer et être aimer,
Un cœur semblable au cœur de ton Fils,
Ne permets pas que je devienne un vieillard égoïste
Recroquevillé sur son petit moi
Comme sur un maigre feu de tourbe,
Enfermé dans ses limites entre quatre murs,
Sans cesse travaillé par la crainte du manque
Et des courants d’air.
 
Garde-moi un cœur ouvert, une main toujours prête
A serrer d’autres mains et à s’ouvrir pour le don.
Seigneur, éternel présent,
Ne permets pas que je devienne l’homme du passé,
Parlant toujours de son bon vieux temps
Où il ne faisait jamais froid,
Et méprisant le temps des jeunes où il pleut sans cesse,
Mais que je sache comprendre
Et aimer cet aujourd’hui qui est tien
Comme le passé et l’avenir.
Je ne te demande pas le bonheur,
Simplement que mon arrière-saison soit belle,
Afin qu’elle porte témoignage à ta beauté.
 
 PRIERE DES GRANDS-PARENTS
(Charles Delhez, jésuite)
  
Seigneur, voici le troisième âge. Le corps n’est plus jeune,
Mais le cœur devient sage.
Nous ne courons plus après le temps, nous en avons maintenant pour écouter,
Pour compatir et conseiller.
Les loisirs nous permettent de feuilleter notre mémoire
Et de recueillir les leçons du passé.
Rends notre cœur accueillant à nos enfants et petits-enfants.
Qu’ils puissent trouver auprès de nous tendresse et affection,
Indulgence et compréhension.
Que dans nos yeux qui ne lisent plus très bien,
Ils puissent découvrir le regard d’une foi joyeuse et pleine d’espérance.
 
Qu’entre nous la prière trouve sa place.
Ainsi, non pas à reculons, mais les yeux tournés vers l’horizon
Nous nous approcherons de cette éternité
Où nous nous sommes donné rendez-vous.
 
 
PAS DE FIN EN MOI
(Tagore)
 
Je croyais que mon voyage touchait à sa fin
Ayant atteint l’extrême limite de mon pouvoir,
Que le sentier devant moi s’arrêtait,
Que mes provisions étaient épuisées
Et que le temps était venu de prendre retraite
Dans une silencieuse obscurité.
Mais je découvre que ta volonté
Ne connaît pas de fin en moi.
Et quand les vieilles paroles
Expirent sur la langue,
De nouvelles mélodies jaillissent du cœur ;
Et là où les vieilles pistes sont perdues,
Une nouvelle contrée se découvre avec ses merveilles.
 
 QUE TA LUMIERE ECLAIRE MA NUIT
(Michel Hubaut)

De jour et de nuit, l’angoisse me ronge.
Je n’ai même plus la force de pleurer. Je ne sais plus prier.
Je ne suis qu’un corps qui a mal, un pauvre petit animal
Qui en a assez de souffrir et qui a peur de mourir.
C’est trop long Seigneur ! C’est trop long !
Au cœur de ton silence, ouvre mon cœur à ta discrète et fidèle présence.
Apaise-moi, fortifie-moi. Donne-moi la force de lutter avec Toi
Et de m’abandonner, jour après jour, à ton Amour.
Que ta lumière éclaire ma nuit comme le soleil qui caresse le rebord de mon lit.
Tourne vers moi ton Visage. Je crois que tu m’aimes.
Entre tes mains, je remets mon esprit.

SOIS SANS CRAINTE !
(Marie-Hélène Manent)

« Sois sans crainte ! »
Comment cela pourrait-il être ?
Dès le matin, ma chair et mon cœur crient, l’incertitude, le doute et la peur m’habitent
La solitude est ma seule compagne !
Mais au cœur des ténèbres une petite lumière : quelqu’un frappe et vient à ma rencontre
Ce n’est pas un rêve : quelqu’un me regarde avec bienveillance
Un parfum de bonté m’enveloppe.
J’ose ouvrir les yeux, j’ose me laisser toucher. Une voix douce parvient à mes oreilles :
« Sois sans crainte, ose la confiance, accepte la main offerte pour traverser le gué ! »
Tout à coup apaisée, mon âme s’éveille et chante, la vie m’appelle encore à tisser du temps
Du neuf jaillit en moi…..
Et si c’était cela l’Espérance ?


Dans la vieillesse

UN AMOUR M’ATTEND
(Mère Alice Aimée, carmélite)

Ce qui se passera de l’autre côté,
Quand tout pour moi
Aura basculé dans l’éternité,
Je ne le sais pas.
Je crois, je crois seulement
Qu’un Amour m’attend.

Je sais pourtant qu’alors il me faudra faire,
Pauvre et sans poids,
Le bilan de moi.
Mais ne pensez pas que je désespère.
Je crois, je crois tellement
Qu’un Amour m’attend.

Quand je meurs, ne pleurez pas ;
C’est un amour qui me prend.
Si j’ai peur –et pourquoi pas ?-
Rappelez-moi simplement
Qu’un Amour, un Amour m’attend.

Il va m’ouvrir tout entière
A sa joie, à sa lumière.
Oui, Père, je viens à toi
Dans le vent,
Dont on ne sait ni d’où il vient, ni où il va,
Vers ton Amour, ton Amour qui m’attend.

AU SEUIL D’UNE VIE NOUVELLE
(Georges Hourdin)

Seigneur, la mort est là toute proche.
Je ne suis pas rassasié d’aimer la vie, mais c’est l’heure.
A la pensée que je ne verrai plus l’aurore blanchir la fenêtre
Annonçant de nouveaux matins,
Je me révolte et je m’indigne.
Pourquoi m’imposer longtemps la vie si je ne suis pas immortel ?
Je vais découvrir qui je suis dans le miroir de la vérité que sont tes yeux.
Je tremble et j’ai peur. Ne t’approche pas de ma face.
Du passé vont surgir les traces des actes troubles que je veux oublier.
Comment ? Que dis-tu ? Est-ce vrai ? Ils sont effacés. Tu pardonnes.
J’ai tant récité le Pater, salué l’esprit d’enfance, usé le temps
Avec les déracinés sans logis ou les handicapés sans mémoire,
Que nous avons échangé, toi et moi, la miséricorde.
Celle qui ouvre les portes du paradis retrouvé.

Blotti dans tes bras de ressuscité, je regarde calme le miroir de tes yeux.
Une joie étrange et simple pour toujours s’empare de mon être.
Alléluia !


PRIERE DU GRAND AGE
(St Bernard)

Incline vers toi, ô Dieu, ce peu de choses que tu as voulu que je sois.
De ma pauvre existence, je te supplie de prendre les années
Qui me restent à vivre.

Quant à celles que j’ai perdues, j’en éprouve humiliation et repentir.
Veuille ne pas dédaigner mes regrets.

Désormais, il n’y a plus en moi que le désir de sagesse
Et un cœur que je t’offre.

CONDUIS – MOI, DOUCE LUMIERE
(Cardinal Newman)
Conduis-moi, douce lumière, à travers les ténèbres qui m’encerclent.
Conduis-moi, toujours plus avant ! Garde mes pas.
Un seul pas à la fois, c’est bien assez pour moi.
Je n’ai pas toujours été ainsi et je n’ai pas toujours prié
Pour que tu me conduises, toi, toujours plus avant.
J’aimais choisir et voir mon sentier, mais maintenant,
Conduis-moi, toi, toujours plus avant.
Si longuement ta puissance m’a béni : sûrement encore elle saura me conduire.
Toujours plus avant, par la lande et par le marécage,
Sur le rocher abrupt et le flot du torrent,
Jusqu’à ce que la nuit s’en soit allée,
Et que dans le matin sourient ces visages d’anges que j’avais aimés
Il y a bien longtemps et que j’avais perdus pour un temps.

VOICI LE TEMPS
(Charles Singer)
Voici le temps où les jours sont des trésors qui me sont donnés
Pour trouver le goût du silence et la couleur du bonheur,
Pour changer de regard et m’étonner devant les visages que je croyais connaître,
Pour casser les habitudes et distribuer mon sourire,
Pour aller doucement et parler sans être pressé par la course de chaque jour.

ETRE GRANDS – PARENTS
(Colette Nys-Mazure)
On nous affirmait : petits enfants, petits soucis,
Grands enfants, grands soucis…
Mais que dit-on des petits-enfants
Qu’ils soient grands ou petits ?
Ils empruntent des chemins parfois déroutants,
Nous peinons à les suivre, nous tremblons d’impuissance.
Seigneur, permets-nous de les accompagner avec l’intelligence du cœur
Qui laisse libre et veille sans surveiller ni talonner.
Laisse-nous les escorter de notre prière qui brille dans le silence ombreux
Telle la lampe du tabernacle, nous venons t’en parler à mots couverts.

O ENERGIE DE MON SEIGNEUR
(Teilhard de Chardin)

Lorsque sur mon corps, et bien plus sur mon esprit,
Commencera à marquer l’usure de l’âge,
Quand fondra sur moi, du dehors, ou naîtra en moi du dedans,
Le mal qui amoindrit ou emporte,
A la minute douloureuse où je prendrai conscience
Que je suis malade ou que je deviens vieux,
A ce moment dernier, surtout,
Ou je sentirai que je m’échappe à moi-même,
Absolument passif aux mains
Des grandes forces inconnues qui m’ont formé,
A toutes ces heures sombres,
Donnez-moi, mon Dieu, de comprendre que c’est Vous
Qui écartez douloureusement les fibres de mon être,
Pour pénétrer jusqu’aux moelles de ma substance,
Pour m’emporter en vous
O énergie de mon Seigneur, force irrésistible et vivante.


A L’APPROCHE DE LA MORT …..
(Maïti Girtanner)

« Oui je me lèverai et j’irai vers mon Père » (Ps 50)
Un de ces jours, je vais te rencontrer, tes bras serons grands ouverts
Et je tomberai à tes pieds parce que j’aurai rejoint l’Amour
Qui m’a tant cherchée, qui m’a tant comblée,
Dont j’ai tant parlé malgré ma pauvreté radicale.
Vivre d’une relation personnelle avec toi, c’est déjà l’éternité commencée.
Parfois, je n’avais plus la force d’avancer, peut-être même d’espérer,
Mais tu as su ouvrir des passages, réparer des brèches,
Renverser des situations apparemment sans issue.
Tout cela manifestant cette présence que, grâce à toi, nous croyons éternelle,
Et à laquelle nous nous abandonnons en toute confiance.
Tu frappes à la porte de notre cœur, nous osons dire dès maintenant
Avec une hardiesse toute revêtue d’espérance :
« Voici je viens….aide moi jusqu’au bout. »

OUVRE MES YEUX, SEIGNEUR
(Cardinal Etchegaray)


Puisque voici venu « le temps de perdre le temps »,
Je voudrais que s’en aille de ma vie
L’habitude ou la distraction,
Ce pli qui m’empêche de voir
Le vrai visage des hommes et des choses.
Ouvre mes yeux, Seigneur !

Prends ce cœur,
Plus usé que la corde à la margelle du puits,
Ce cœur qu’ont endurci les déceptions et les échecs.
Ouvre mes yeux, Seigneur !

Quand la fatigue me surprend
Et que je me traîne sur les chemins,
Fais-moi comprendre la grandeur des petites choses
Que je recommence chaque jour.
Montre-moi la place unique où tu m’as placé
Pour bâtir ton Royaume.
Ouvre mes yeux, Seigneur !

CE SOIR, MON DIEU…
(Henriette Charasson)

Ce soir, mon Dieu, mon cœur est lourd et découragé.
L’âge que j’ai, la fatigue, la maladie,…….
Le silence et la solitude qui pèsent si lourdement…..
Ces difficultés, ces attentes……
Mes doutes, mes oublis….
L’angoisse des années à venir….
Mon Dieu, je vous l’offre puisque je n’ai que cela ce soir à vous offrir.

CANTIQUE DE SYMEON

Maintenant, ô Maître souverain,
Tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le Salut que tu préparais à la face des peuples
Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.

J’AI TOUT REMIS ENTRE TES MAINS….
(Marie Henrioud)


J’ai tout remis entre tes mains, ce qui m’accable et qui me peine,
Ce qui m’angoisse et qui me gêne, et le souci du lendemain.
J’ai tout remis entre tes mains.

J’ai tout remis entre tes mains, le lourd fardeau traîné naguère,
Ce que je pleure, ce que j’espère, et le pourquoi de mon destin.
J’ai tout remis entre tes mains.

J’ai tout remis entre tes mains, que ce soit la joie et la tristesse,
La pauvreté ou la richesse et tout ce qu’à ce jour j’ai craint.
J’ai tout remis entre tes mains.

J’ai tout remis entre tes mains, que ce soit la mort ou la vie,
La santé ou la maladie, le commencement ou la fin.
J’ai tout remis entre tes mains.

A L’AUTOMNE DE MA VIE
(St Vincent de Paul)


Heureux ceux qui respectent mes mains décharnées et mes pieds déformés.
Heureux ceux qui conversent avec moi bien que j’aie désormais quelque peine
à bien entendre leurs paroles.
Heureux ceux qui comprennent que mes yeux commencent à s’embrumer
et mes idées à s’embrouiller
Heureux ceux qui m’assurent qu’ils m’aiment et que je suis encore bonne ou bon à quelque chose
Heureux ceux qui m’aident à vivre l’automne de ma vie.

VIENS ME RENCONTRER AU CŒUR DE MOI-MEME
(ANONYME)


Voilà, ces jours-ci, je sens que je ne vais pas bien…..
Je prends conscience de mes nombreuses fragilités,
Je n’accepte pas mes limites devant la souffrance.
Je refuse mon corps vieillissant, douloureux parfois,
Qui m’empêche d’aller vers les autres.

Alors, Seigneur, toi qui as soif d’amour,
Toi qui cries ta tendresse pour les plus pauvres
Viens me rencontrer tout au cœur de moi-même,
Permets-moi de retrouver ta tendresse pour moi,
Viens à la rencontre de ta fille bien-aimée.

Je sais, mon Dieu, que tu es la Vie, la Vérité,
Ce matin, j’ai besoin de ta lumière pour me retrouver.
Je compte sur toi pour m’apprendre la patience ;
Tu accueilles mon impatience et ma culpabilité ;
Alors, accompagne-moi sur ce chemin d’humilité.


LA MORT ME FAIT CHANTER
(Sr Emmanuelle)

La mort me fait chanter dans mon cœur.
Au moment où je me rapproche des éternités des éternités,
Je vois la mort pareille au mouvement de l’enfant
Qui se jette dans les bras de son Père.
Je me replace dans cette vérité essentielle
De ma foi en le Seigneur.
Je suis sa fille.
Je suis née et j’entrerai dans la mort
Par ce lien de filiation aimante
Qui a traversé toute ma vie ;
Je me prépare à vivre la rencontre filiale avec mon seigneur ;
L’amour, dans un face à face d’éternité.
Enfin


LE TEMPS DU BEL AGE
(Joseph Folliet)

Seigneur, ne permettez pas que je devienne un de ces vieux grognons toujours en train de dénigrer, de rouspéter, de ronchonner, attristants pour eux-mêmes et insupportables aux autres.
Gardez-moi, Seigneur, le sourire et le rire. Faites de moi un vieillard souriant qui, ne pouvant pas donner grand-chose à ses frères, leur donne au moins un peu de joie.
Faites de moi un vieillard qui n’a pas oublié la jeunesse et que rajeunit la jeunesse des autres. Je ne vous demande pas le bonheur, je vous demande simplement que mon arrière saison soit belle afin qu’elle porte témoignage à votre beauté.