Au secours

prière au secours

 
FAIS QUE J’ENTENDE
(X.de Chalendar)
 
Quand je suis sourd aux cris de détresse, aux paroles trop discrètes,
A la beauté du chant des oiseaux, à l’harmonie d’une cantate,
A ta parole qui m’appelle……
Ouvre mes oreilles, Seigneur.
Que j’entende les autres me parler,
Que je leur permette de dire ce qu’ils ont à dire.
 
Quand Dieu me semble sourd aux cris de ma prière qui cherche à lui parler,
Quand Dieu me semble muet sans dire un mot en réponse à mon appel,
Ouvre mon cœur, Seigneur,
Que je découvre Jésus qui entend ma prière
Que j’écoute Jésus qui me parle en ton nom.
 
 
JESUS, NE T’ENDORS PAS !
(Isaac de l’Etoile)
 
Moi, Seigneur, je crierai toujours vers toi,
Et toi, mon Dieu, ne garde pas avec moi le silence,
Ne te tais pas en face de moi,
Autrement je serai comme des gens en péril de mer.
 
Si je frappe à ta porte par ma méditation, ouvre-moi ;
Si je t’interroge, réponds-moi ;
Si je t’implore, exauce-moi.
Parle donc, Seigneur, car ton serviteur écoute.
Pendant que nous naviguons l’un et l’autre,
Que ni l’un ni l’autre ne s’endorme.
Dresse-toi, commande au vent et à la mer,
Sauve-moi du désarroi de l’esprit
Et de la tempête
Que dedans et dehors se fasse un grand calme.
  
JESUS  EST  CHARGE  DE  SA  CROIX
(J.P. Dubois-Dumée)
 
Nous avons tous, Seigneur, des fardeaux à porter.
Cette maladie qui nous frappe, lèpre ou cancer,
Pourquoi, pourquoi, Seigneur ?
Cet enfant handicapé, ce débile mental profond,
Pourquoi, pourquoi, Seigneur ?
Toutes les injustices qui nous brisent, nous révoltent :
Le chômage et la misère, la guerre et la violence,
La dictature et l’exil, les privations et la faim ;
Nous sommes écrasés sous leurs poids,
Pourquoi, pourquoi, Seigneur ?
Aide-nous, Seigneur, à porter nos croix,
Comme tu as porté nos croix.
Et nos croix deviendront des actes d’amour
Elles nous feront participer à la rédemption.
Alors tout s’éclaire, Seigneur, au milieu de l’obscurité,
Tout prend un sens au milieu de l’absurdité.
Que ta croix, Seigneur, soit notre lumière, notre prière.
 
 
LAISSE-MOI  CRIER
(A.  de Palmaert)
 
Oh ! Mon Dieu, laisse-moi crier
Même si je pense que tu ne m’entends pas.
Toi qui me sembles si lointain,
Et moi qui crois que tu restes insensible
Aux cris de tes enfants.
Laisse-moi crier même si je crois
Que tu ne m’écoutes plus.
Toi qui t’es lassé, peut-être, des bruits du monde,
Et moi qui ne sais pas que tu es si proche.
Laisse-moi crier, mon Dieu,
Mais, par ta grâce, transforme
Ma plainte en cri d’espérance,
Ma douleur en attente
Et ma fureur en prière.
 
  
POURQUOI CE SILENCE                                      
(St Ignace)
 
Pourquoi, Seigneur, ce voile et ce silence ?
Pourquoi te caches-tu à nos yeux ? Pourquoi nous laisse-tu dans le noir,
Dans les peurs et dans les doutes, dans la solitude et le désarroi ?
 
Conduis-moi dans ton sillage. Révèle-moi ton éclat, la splendeur de ta présence, les rayons de ton amour !
Que ta gloire m’illumine. Qu’elle dissolve mes brumes.
     Et que je chante sans fin ta grandeur et ta beauté 
 
LA PRIERE DE PEDRO
(Pedro)
 
Combien de fois dans ma nuit peuplée, moins d’étoiles que de désarrois,
Moins d’amitiés que de détresses, combien de fois les bras m’en tombent,
Le cœur n’y est plus !
Tellement lourd le poids des exclus, tellement injuste la souffrance des petits,
Tellement épais le mur à faire tomber, que les bras m’en tombent,
Que le cœur n’y est plus !
Dieu, qu’il est difficile d’attendre l’aurore dans la nuit obscure !
Dieu, qu’il est difficile d’être debout et attentif,
D’être veilleur dans la nuit des cœurs !
 
PRIER POUR LES JOURS DIFFICILES
(Dietrich Bonhoeffer)
 
O Dieu, aide-moi à prier et à élever mes pensées vers toi,
Seul je ne peux le faire.
En moi, tout est sombre, mais en toi est la lumière.
Je suis seul, mais tu ne m’abandonnes pas, le secours est en toi ;
Je suis inquiet mais la paix est en toi.
En moi habite l’amertume, mais en toi la patience ;
Je ne comprends pas tes  voies, mais toi tu connais mon chemin !
Esprit Saint donne-moi la foi qui sauve du désespoir et de la tentation.
Donne-moi l’amour de Dieu et des hommes qui efface toute amertume et toute haine ;
Donne-moi l’espérance qui délivre de la peur et du découragement.
 
DIS-MOI
(St Augustin)
 
Je voudrais tellement déverrouiller la porte de ma prison
Dont je serre moi-même la clef !
Donne-moi le courage de sortir de moi-même.
Dis-moi que tout est possible à celui qui croit.
Dis-moi que je peux encore guérir, dans la lumière de ton regard et de ta parole.
 
  
AVEC LE PSAUME 16(17)
 
Seigneur, écoute ! Entends ma plainte, accueille ma prière :
Mes lèvres ne mentent pas, tes yeux verront où est le droit.
 
J’ai tenu mes pas sur tes traces, jamais mon pied n’a trébuché.
Je t’appelle, toi mon Dieu qui répond : écoute moi, entends ce que je dis.
 
Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; à l’ombre de tes ailes cache-moi.
Et moi, par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me rassasierai de ton visage.
 
 
AVEC LE PSAUME 83 (84)
 
Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur.
Mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !
 
L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison, et l’hirondelle, un nid :
Tes autels, Seigneur de l’univers, mon Roi et mon Dieu !
 
Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force : des chemins s’ouvrent dans leur cœur !
 
Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;
Ecoute, Dieu de Jacob !
 
MA PRIERE
(Anonyme)
 
La prière, celle de Jésus en moi, ne me quitte pas,
Elle est dans mon cœur à chaque instant,
Elle me porte partout dans la journée,
Mais le soir elle devient cri, effondrement parfois.
 
Crier, prier, être là…
Pouvez-vous crier avec moi, prier avec moi ?
Crier vers le Seigneur afin qu’il me sorte de ma misère
Avec tous mes frères les hommes
Et qu’il leur donne son Amour.
 
AVEC LE PSAUME 85(86)
 
Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.
 
Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j’appelle chaque jour.
Réjouis ton serviteur : vers toi, j’élève mon âme !
 
Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d’amour pour ceux qui t’appellent
Ecoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie.
 
AVEC LE PSAUME 50 (51)
 
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
 Selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie moi de mon offense.
 
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux je l’ai fait.
 
Crée en moi un cœur pur, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
 
Rends-moi la joie d’être sauvé, que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche annoncera ta louange.
 
 
 
AVEC LE PSAUME 129 (130)
 
Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière.
 
Si tu retiens les fautes, Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne.
 
J’espère le Seigneur de toute mon âme, je l’espère et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur, plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.
 
Oui, près du Seigneur est l’amour, près de lui abonde le rachat.
 
  
VIENS SUR MON CŒUR
(Marguerite-Anne Héron)
 
Seigneur, ouvre grand tes bras que je m’y jette.
Ecoute-moi, accueille-moi, console-moi.
 
J’ai entendu des voix maugréer contre moi ; c’était moi-même qui murmurais.
J’ai reçu des coups, des blessures ; c’était moi-même qui me battais.
Mon cœur hurlait, saignait ; c’était moi-même qui l’avais blessé.
J’étais fermée et malheureuse ; c’était sur moi-même que je pleurais.
 
Et toi tu m’as dit : « Ma toute aimée, mon enfant, je ne veux plus que tu te fasses du mal ; viens sur mon cœur transpercé pour toi,
Viens dans ma paume ouverte pour toi,
Je suis là, ne crains pas….
J’ai déjà ouvert mes bras sur la croix pour toi.
Je serai toujours avec toi. »
 
AVEC LE PSAUME 5
 
Seigneur, conduis-moi.
Ecoute mes paroles, Seigneur, entends ma voix qui t’appelle
O mon roi et mon Dieu !
 
Tu n’es pas un Dieu ami du mal,
Chez toi le méchant n’est pas reçu.
Non, l’insensé ne tient pas devant ton regard.
Seigneur, conduis-moi.
 
 
TU SAIS, SEIGNEUR
(Christiane Bouic)
Tu sais bien, Seigneur : je suis incapable d’accepter la vie
Telle que Tu me l’as donnée.
Combien de fois j’ai été tentée d’y mettre un terme.
Pourquoi moi ? Pourquoi est-ce que je devrais accepter ces souffrances ?
Tu sais bien, Seigneur, elle n’est pas facile cette route qui s’avance vers toi.
Que de fois, au bord du chemin, n’ai-je eu envie de tout abandonner ….
Mais tu es venu saisir ma main pour me tirer toujours plus haut,
Toujours plus proche de ton amour éclatant.
Permets que je Te dise merci….
 
AVEC LE PS.87 (88)
(Dans la nuit, malgré tout, crier vers Dieu….)
 
Seigneur, mon Dieu et mon salut, dans cette nuit où je crie en ta présence,
Que ma prière parvienne jusqu’à toi, ouvre l’oreille à ma plainte.
Mon âme est rassasiée de malheur, ma vie est au bord de l’abîme.
On me voit déjà descendre à la fosse, je suis comme un homme fini.
Ma place est avec l’es morts, avec ceux que l’on a tués, enterrés,
Ceux dont tu n’as plus souvenir, qui sont exclus et loin de ta main.
Tu m’as mis au plus profond de la fosse, en des lieux engloutis, ténébreux.
Le poids de ta colère m’écrase, tu déverses tes flots contre moi.
Que ma prière vienne jusqu’à toi, Seigneur !
 
ABSENCE
(Anonyme)

Seigneur, je suis incapable de réagir, comme pétrifié.
Tout est mort en moi, figé, desséché, anéanti
Autour de moi, je ne vois qu’un grand vide, un gouffre béant qui m’attire
Et va m’engloutir.
Où que j’aille je ne trouve plus le moindre repos.
Je cherche en vain : plus personne…Pour moi, tout est solitude
Où es-tu mon Dieu ? Comment vas-tu me manifester ton secours ?
Je souffre tellement. Toi, du moins, ne m’abandonne pas
Tu es mon Dieu.

Au secours

CANTIQUE DE JONAS
(Jonas 2,2-8)

Dans ma détresse, je crie vers le Seigneur et lui me répond ;
Du ventre des enfers, j’appelle, tu écoutes ma voix.

Tu m’as jeté au plus profond du cœur des mers et le flot m’a cerné ;
Tes ondes et tes vagues ensemble ont passé sur moi.

Et j’ai dit : me voici rejeté de devant tes yeux ;
Pourrai-je revoir encore ton temple saint ?

Quand mon âme en moi défaillait, je me souvins du Seigneur ;
Et ma prière parvint jusqu’à toi dans ton temple saint.


AIE PITIE, SEIGNEUR !
(Guillaume de Saint-Thierry – 12ème siècle)

Aie pitié, Seigneur, tiens ma main, ne me lâche pas.
Jamais, je ne te trouverai sans le secours de ta miséricorde
Et de ta bonté pour moi.
Mon cœur est prêt, ô Dieu. Fais moi comprendre ce que tu veux.
Je tâtonne en plein jour. Envois-moi, Seigneur, ta lumière et ta vérité.
Nourris-moi du pain de vie et abreuve-moi de l’eau du salut.

PELERINS D’EMMAUS
(Abbé Pierre)

Seigneur Jésus, souviens-toi de cette petite maison, là-bas à Emmaüs,
Et du bout du chemin qui y conduit quand on vient de la grande route.
Souviens-toi de ceux qu’un soir, tu abordas là-bas, souviens-toi de leurs cœurs abattus
Souviens-toi de tes paroles qui les brûlèrent, souviens-toi du feu dans l’âtre
Auprès duquel vous vous êtes assis et d’où ils se relèvent transformés
Et d’où ils partirent vers les prouesses d’amour.

Regarde-nous, vois, nous sommes tous pèlerins d’Emmaüs,
Nous sommes tous des hommes qui peinons dans l’obscurité du soir
Las de doutes après les journées méchantes.
Nous sommes tous des cœurs lâches, nous aussi. Viens sur notre chemin
Brûle-nous le cœur à nous aussi. Entre avec nous t’asseoir à notre feu
Et qu’exultant de joie triomphale, à notre tour, nous nous relevions pour bondir,
Révéler la joie à tout homme au monde en l’Amour,
A jamais jusqu’à notre dernier souffle.

AU JOUR D’ANGOISSE

Seigneur ? Lorsque mon cœur lourd, noyé dans l’obscurité,
A tout oublié de ta lumière,
Fais qu’une aile légère et silencieuse
Glisse sous la lourde porte de l’angoisse.
Oui, fais jaillir un rayon de ta grâce
Pour que les mots de louange renaissent à mes lèvres
Dans un goût de liberté retrouvée.

CHEMIN DE PAQUES
(Père Christian de Chergé)

Quand la nuit est là, quand la lumière n’a pas de nom en dehors de la foi,
Dieu de toute aurore, avec ton Fils en agonie, nous voulons Te bénir encore.

Quand la blessure est là, quand la vie n’a pas de nom en dehors de ta volonté,
Dieu affrontant toute mort avec le Fils blessé à jamais,
Nous voulons Te glorifier encore

Quand la lutte est là, quand la victoire n’a pas de nom en dehors de l’amour,
Dieu toujours plus fort, avec le Fils héritier de nos morts,
Nous voulons t’adorer encore.

SILENCE DE DIEU

Silence de Dieu au jardin d’agonie, Silence de Dieu qui rend la nuit plus noire,
Silence de Dieu quand la coupe est à boire,
Tu es l’enfantement d’une autre vie où la mort est changée, un matin, en victoire
Dieu, berger du silence.

Silence de Dieu quand l’arbre meurt en croix, Silence de Dieu tu deviens cette sève,
Silence de Dieu qui vit et qui relève
Tu donnes le fruit mûr du Golgotha qui germe en son tombeau, se redresse et se lève
Dieu, berger du silence.

Silence de Dieu qui alourdit nos croix, Silence de Dieu au temps de nos souffrances
Silence de Dieu qui ressemble à l’absence
Tu es saison d’hiver et de vents froids où germe en notre sol, lentement, ta semence
Dieu, berger du silence

Silence de Dieu dans la vie de Marie, Silence de Dieu, bonheur caché en elle
Silence de Dieu, dur aux pleurs maternelles,
Tu as choisi le secret de la nuit à l’heure d’enfanter la Parole Eternelle
Dieu, berger du silence


MISERICORDE EST TON NOM
(A. Besnard)

Du fond de l’abîme, le mien et celui de tous mes frères
Je crie vers toi, Seigneur, Père !
Misère, je suis, Miséricorde est ton nom !
Dans l’attente de toi, aide-moi à reconnaître tes passages
Ouvre n moi une capacité d’écoute
Miséricorde est ton nom !

Tout mon désir est devant toi
Guéris mon regard, ouvre mes oreilles
Rends la parole à mes lèvres muettes
Miséricorde est ton nom !

Je sens toute ma pauvreté, tu connais ma misère
Et pourtant tu m’appelles
Ta fidélité est ma source, en elle est ma force et ma joie
Miséricorde est ton nom !

Jésus, je sais que je peux compter sur toi
Viens me prendre par la main pour me guider vers toi
Notre père, que ton règne vienne
Miséricorde es ton nom.


 MARIE AU PIED DE LA CROIX
(Véronique Margron)
 
 Marie, prends-nous en pitié dans nos heures de deuil et de tristesse.
Garde-nous sous ton manteau de tendresse quand nos vies s’échouent dans le désespoir, quand le cri ne peut plus surgir de nos nuits.
Prends-nous à tes côtés, toi qui te tiens au pied de ton Fils,
Transfigurée par l’amour offert jusqu’au bout par ton enfant.
Que cette affection nous prenne nous aussi qui sommes au pied de la croix.
Que nos yeux voient de l’intérieur la puissance de la faiblesse de l’amour.
Nous ne pouvons effacer nos heures de drames.
Mais que la passion de ton Fils, ton amour obstinément confiant,
Nous  enveloppent d’une confiance renouvelée.
 
 
SOUVENEZ – VOUS
 
Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie,
Qu’on n’a jamais entendu dire
 Qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection,
Imploré votre assistance, réclamé votre secours,
Ait été abandonné.
Animé d’une pareille confiance, ô vierge des vierges, ô ma mère,
Je cours vers vous et gémissant sous le poids de mes péchés,
Je me prosterne à vos pieds.
O mère du Verbe, ne dédaignez pas mes prières, mais accueillez les f
Favorablement et daignez les exaucer.
Amen.
 
SOIS SANS CRAINTE !
(Marie-Hélène Manent)

« Sois sans crainte ! »
Comment cela pourrait-il être ?
Dès le matin, ma chair et mon cœur crient, l’incertitude, le doute et la peur m’habitent
La solitude est ma seule compagne !
Mais au cœur des ténèbres une petite lumière : quelqu’un frappe et vient à ma rencontre
Ce n’est pas un rêve : quelqu’un me regarde avec bienveillance
Un parfum de bonté m’enveloppe.
J’ose ouvrir les yeux, j’ose me laisser toucher. Une voix douce parvient à mes oreilles :
« Sois sans crainte, ose la confiance, accepte la main offerte pour traverser le gué ! »
Tout à coup apaisée, mon âme s’éveille et chante, la vie m’appelle encore à tisser du temps
Du neuf jaillit en moi…..
Et si c’était cela l’Espérance ?

FAIS DE MOI TON TEMOIN
(St Syméon)

O Christ, tu sais ma difficulté à avancer sur la route,
Tu sais combien les ennemis se sont déchaînés contre nous.
Tu sais, O mon Sauveur, la faiblesse et l’ignorance où je reste.
Ne suis-je pas le dernier de tous, le plus petit des hommes ?
Répands aujourd’hui sur moi ta miséricorde !
Que ta bonté comble mes déficiences et mes lacunes,
Qu’elle fasse de moi tout entier un homme sauvé,
Ton témoin qui ne manque jamais d’assurance !

Confiance

Jésus le Christ, Sauveur de toute vie, tu souffres avec ceux qui connaissent l’épreuve et toujours tu accueilles qui dépose en toi ses propres fardeaux.
Frère Roger, de Taizé

A DIEU QUI PARLE ET QUI SE TAIT
(Kierkegard)

Ne nous laisse jamais oublier que tu parles aussi quand tu te tais.
Donne-nous d’avoir cette confiance, quand nous attendons ta venue,
Que tu te tais par amour, comme tu parles par amour.
Que tu te taises ou que tu parles, tu es toujours le même Père
Le même cœur paternel ; tu nous guides par ta voix
Ou tu nous élèves
 
ENDURER LE MALHEUR
(Francine Carillo)

Dans les matins délavés, quand il faut renouer avec les gestes de toujours,
Endurer un autre jour, se maquiller l’âme et les donner l’air,
On cherche l’erreur ou plutôt l’auteur de son inépuisable malheur.
On interroge l’origine, on met à la question un dieu que l’on peint en démon.
Qu’il s’explique enfin cet étrange créateur qui donne un vie d’où peut se retirer l’envie !

QUAND TOUT VA MAL
(Michel Wagner)

Il y a des jours comme cela. Des jours où tout va mal.
Où la nuit du monde rôde autour de moi, et pire, distille son néant en moi.
Où que je me tourne, ce ne sont que murs d’indifférence,
Concours de malchances, complots contre moi.
Mon premier reflexe est de t’en rendre responsable,
Puisque tu es censé tout diriger. Ou de penser que tu t’es endormi,
Que tu m’as oublié, toi dont la tâche est de veiller sur moi.
Jésus lui-même, en Gethsémani lança au Golgotha le psaume de l’abandon.
Et moi, Seigneur, qui ne suis pas Jésus, mais seulement ce petit être fragile
Et vite découragé, écoute-moi et prends pitié.
Envoie quelqu’un vers moi, l’un de tes anges, ou simplement un ami.
Qu’il vienne de ta part rallumer mon courage et me découvrir un coin de ton ciel.
Pour toi, c’est sans doute peu de chose, mais pour moi, ce peu est beaucoup.
Merci Seigneur.


QUAND DIEU NE REPOND PAS

(Michel Wagner)

Que le téléphone sonne dans le vide, cela arrive.
Que mon plombier soit absent, mon médecin indisponible,
Et le facteur en vacances, je puis encore le comprendre.
Mais que toi, mon Seigneur, tu demeures sourd à mon appel
Alors que je cris vers toi ! Cela je ne le comprends pas.
Je suis exigeant, je le sais.
Mais ne l’es-tu pas un peu, toi aussi, envers tes enfants ?
Des heures, des semaines, que je t’appelle.
Et toujours rien ; ton silence est oppressant.
Serait-ce que ma demande est déplacée,
Qu’elle va à l’encontre de ta volonté ?
Serait-ce que tu as déjà répondu et que je ne t’ai pas entendu ?
Serait-ce que tu n’as pas de réponse à ma question ?
Serait-ce que je doive la chercher et la trouver moi-même ?
Je t’appellerai encore et encore, jusqu’à ce que tu fasses la paix en moi
Et que je n’aie plus rien d’autre à te dire que « Loué sois-tu ! »
Amen.


LA PRIERE IMPOSSIBLE
(Michel Wagner)

Aujourd’hui, je ne prierai pas !
Parce que je n’en ai pas envie, parce que je n’ai rien à te dire.
Parce que je ne suis pas sûr que cela serve à quelque chose de prier.
Pire même !
Je me demande si tu es là, si tu écoutes,
Si tu n’en a pas assez de moi comme aujourd’hui j’en ai assez de toi.
Tu sais, j’arrive très bien à vivre sans toi.
Et pas seulement moi, mais la plupart des gens que je connais
Se passent très bien de toi…..
Je te mets aux abonnés absents…..
Je laisse quand même mon répondeur…..Sait-on jamais……
S’il te prenait l’idée de m’appeler !
C’est une pauvre prière que cette prière impossible
Mais aujourd’hui, c’est ma seule prière possible.
A plus tard !